{"id":336,"date":"2025-10-02T16:02:01","date_gmt":"2025-10-02T14:02:01","guid":{"rendered":"https:\/\/www.masologne.org\/WP\/?p=336"},"modified":"2025-10-02T16:02:01","modified_gmt":"2025-10-02T14:02:01","slug":"charrons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.masologne.org\/WP\/charrons\/","title":{"rendered":"Charrons"},"content":{"rendered":"\n<p>Saint patron : Saint Eloi<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Il est plus facile de d\u00e9placer des mat\u00e9riaux en les faisant glisser sur des rouleaux que de les porter \u00e0 dos d\u2019homme ou d\u2019animal.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019id\u00e9e d\u2019un v\u00e9hicule sur roues naquit vraisemblablement de cette constatation. La roue devint ainsi l\u2019une des pi\u00e8ces fondamentales de toutes les machines qui furent invent\u00e9es par la suite.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les d\u00e9cennies qui suivirent le Moyen-Age, les artisans charrons qui fabriquaient les diff\u00e9rents mod\u00e8les de chariots invent\u00e8rent la roue \u00e0 rayons.<br><br>Les roues des v\u00e9hicules l\u00e9gers, dont le moyeu \u00e9tait tourn\u00e9 dans un tronc d\u2019orme, comportaient sept jantes et quatorze rais (rayons).<br><br>Les grosses roues de charrette fabriqu\u00e9es \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque \u00e9taient compos\u00e9es d\u2019un moyeu en ch\u00eane, ou axe central, de douze rais en acacia et de six jantes en fr\u00eane reli\u00e9es les unes aux autres par des gougeons de bois.<br><br>Le moyeu, d\u2019un diam\u00e8tre de 0,30 m, \u00e9tait tourn\u00e9 sur un tour \u00e0 bois actionn\u00e9 par un ouvrier charron. Les divisions pour l\u2019emplacement des rais sur le moyeu \u00e9taient faites \u00e0 l\u2019aide d\u2019un compas, perc\u00e9es \u00e0 la tari\u00e8re, et termin\u00e9es \u00e0 la gouge carr\u00e9e.<br><br>Apr\u00e8s ce travail de per\u00e7age, le moyeu n\u2019\u00e9tait pas toujours cercl\u00e9. La partie des rais rentrant dans le moyeu \u00e9tait appel\u00e9e le tenon. Afin de donner plus de solidit\u00e9 \u00e0 la roue, la largeur du tenon, dans le sens de la longueur du moyeu, faisait 1 mm. par centim\u00e8tre de plus que la mortaise correspondante du moyeu, qui \u00e9tait de 7 cm environ. Ce surplus de cote \u00e9tait d\u00e9nomm\u00e9 la tire, et ainsi le rai prenait place dans son emplacement \u00e0 grand renfort de coups de masse.<br><br>Certains moyeux \u00e9taient frett\u00e9s (cercl\u00e9s) apr\u00e8s la mise en place des rais.<br><br>Apr\u00e8s tout ce travail d\u2019assemblage, venait celui de la pose des cercles de fer sur la roue elle-m\u00eame.<br><br>La pose du cercle \u00e9tait appel\u00e9e le chatrage.<br><br>Un brasier \u00e9tait allum\u00e9 dans un espace en plein air. Les apprentis alimentaient ce feu \u00e0 l\u2019aide de b\u00fbches et ce travail avait lieu toujours l\u2019\u00e9t\u00e9 lorsque les roues \u00e9taient bien s\u00e8ches. Les cercles des roues r\u00e9par\u00e9es avaient \u00e9t\u00e9 raccourcis et ressoud\u00e9s ainsi que ceux destin\u00e9s aux roues neuves. .<br><br>Lorsque ces cercles avaient atteint le degr\u00e9 de temp\u00e9rature n\u00e9cessaire, alors, \u00e0 l\u2019aide de pinces sp\u00e9ciales, les ouvriers les posaient sur la roue qui \u00e9tait couch\u00e9e sur le sol et les mettaient en place \u00e0 coups de masse et de marteau. .<br><br>Au m\u00eame instant, les aides arrosaient copieusement le cercle afin que celui-ci se contracte sur la jante et ne transforme pas la roue en charbon. .<br><br>Apr\u00e8s la phase de serrage, le cercle \u00e9tait rendu solidaire de la roue par des boulons \u00e0 t\u00eate conique noy\u00e9s dans des trous ayant le m\u00eame profil qui traversaient le m\u00e9tal et le bois, au nombre de un ou deux par jante.<br><br><\/p>\n\n\n\n<p>Nos anc\u00eatres charrons, la lign\u00e9e des <strong>LESPAGNOL<\/strong>, d\u00e9j\u00e0 avant 1600 \u00e0 Montrichard, et on trouvera encore un LESPAGNOL charron \u00e0 Cand\u00e9-sur-Beuvron au d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle comme en fait foi une carte postale de 1906.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/genealogie.masologne.org\/indilist.php?alpha=L&amp;surname_sublist=yes&amp;surname=LESPAGNOL\" data-type=\"link\" data-id=\"http:\/\/genealogie.masologne.org\/indilist.php?alpha=L&amp;surname_sublist=yes&amp;surname=LESPAGNOL\">Liste des individus LESPAGNOL<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Saint patron : Saint Eloi \u00ab\u00a0Il est plus facile de d\u00e9placer des mat\u00e9riaux en les faisant glisser sur des rouleaux que de les porter \u00e0 dos d\u2019homme ou d\u2019animal. L\u2019id\u00e9e d\u2019un v\u00e9hicule sur roues naquit vraisemblablement de cette constatation. La roue devint ainsi l\u2019une des pi\u00e8ces fondamentales de toutes les machines qui furent invent\u00e9es par la suite. Dans les d\u00e9cennies qui suivirent le Moyen-Age, les artisans charrons qui fabriquaient les diff\u00e9rents mod\u00e8les de chariots invent\u00e8rent la roue \u00e0 rayons. 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