{"id":328,"date":"2025-10-02T15:54:37","date_gmt":"2025-10-02T13:54:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.masologne.org\/WP\/?p=328"},"modified":"2025-10-02T15:54:37","modified_gmt":"2025-10-02T13:54:37","slug":"sabotiers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.masologne.org\/WP\/sabotiers\/","title":{"rendered":"Sabotiers"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Saint patron : saint Ren\u00e9 d&rsquo;Angers<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>De nos anc\u00eatres les Gaulois, il nous reste la peur que le ciel ne nous tombe sur la t\u00eate, et, dit-on, l&rsquo;invention du tonneau et du sabot.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant plus d&rsquo;un mill\u00e9naire, les sabotiers ont fa\u00e7onn\u00e9 cette chaussure rurale par excellence.<\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le sabotier travaillait dans les r\u00e9gions o\u00f9 il y avait des for\u00eats et des bois ; C&rsquo;est dire que, de tous temps, on a trouv\u00e9 des sabotiers dans pratiquement toutes les r\u00e9gions de France. La difficult\u00e9 de transport du bois obligeait le sabotier \u00e0 s&rsquo;installer aux abords de ces for\u00eats, souvent avec toute sa famille, dans une hutte qu&rsquo;il construisait sur place, la loge. Un ouvrier consommait alors cinq \u00e0 six paires de sabots par an et l&rsquo;ouvrage ne manquait pas. Le sabotier achetait son bois sur pied et le faisait transporter jusqu&rsquo;\u00e0 son \u00e9chope ou bien il abattait et d\u00e9bitait lui-m\u00eame son bois. Il s&rsquo;agissait souvent du bouleau, parfois de l&rsquo;orme, du h\u00eatre ou de l&rsquo;acacia. Le sabot de \u00ab\u00a0luxe\u00a0\u00bb se fabriquait dans le noyer. Le peuplier \u00e9tait utilis\u00e9 pour faire les sabots utilis\u00e9s en milieu humide &#8211; notamment par les bateliers &#8211; car il \u00e9vitait de glisser ; le ch\u00eane et le fr\u00eane, trop lourds \u00e9taient proscrits.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sabotier commen\u00e7ait par choisir et acheter un arbre dont le tronc devait \u00eatre rectiligne et poss\u00e9der un minimum de branches, l&rsquo;abattait et le d\u00e9bitait en \u00ab\u00a0b\u00fbches\u00a0\u00bb d&rsquo;une longueur et d&rsquo;une \u00e9paisseur un peu sup\u00e9rieure \u00e0 la dimension d&rsquo;un sabot. Ce bois ramen\u00e9 chez lui, avec l&rsquo;aide d&rsquo;un \u00e2ne, \u00e9tait mis \u00e0 s\u00e9cher pendant plusieurs semaines. Ces travaux \u00e9taient fait l&rsquo;hiver, p\u00e9riode o\u00f9 la s\u00e8ve des arbres est au repos.<\/p>\n\n\n\n<p>Les grumes de h\u00eatre sont d\u00e9bit\u00e9es en rouelles \u00e0 la scie-harpon (ou passe-partout) \u00e0 la longueur d&rsquo;un sabot, puis fendues selon leur grosseur.<br>Une fois les b\u00fbches d\u00e9bit\u00e9es, le sabotier d\u00e9grossissait la forme \u00e0 la hache \u00e0 b\u00fbcher, c&rsquo;est \u00ab\u00a0dresser les quartiers. Cette hache avait un manche tr\u00e8s court termin\u00e9 par une boule pour contrebalancer le poids du tranchant. L&rsquo;herminette servait ensuite \u00e0 d\u00e9gager le talon. Le<br>paroir, sorte de lame tranchante de 80 cm, fix\u00e9e \u00e0 une extr\u00e9mit\u00e9 entrait ensuite en action dans les mains habiles du sabotier pour donner la<br>forme ext\u00e9rieure d\u00e9finitive au sabot. Le creusage s&rsquo;amor\u00e7ait \u00e0 la tari\u00e8re, sorte de vrille de 40 cm, puis se finissait \u00e0 la cuiller. Cet outil tranchant, qui ressemble \u00e0 une cuill\u00e8re comme son nom l&rsquo;indique, pouvait avoir plusieurs gabarits. Le boutoir et la ruine (ou rouanne) permettaient d&rsquo;acc\u00e9der au fond du sabot pour la finition.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, vient le creusage sur la coche, \u00e0 l&rsquo;aide de la tari\u00e8re puis de diverses cuill\u00e8res, ce travail moins p\u00e9nible \u00e9tant souvent d\u00e9volu \u00e0 l&rsquo;\u00e9pouse.<\/p>\n\n\n\n<p>Le boutoir est ensuite mis en \u0153uvre pour former semelle et talon.<\/p>\n\n\n\n<p>Fabriquer un sabot n&rsquo;est pas une t\u00e2che ais\u00e9e et l&rsquo;apprentissage est long. L&rsquo;apprenti \u00ab\u00a0creuse\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0finit\u00a0\u00bb pendant quatre ou cinq mois, ensuite<br>il taille pendant deux ans. Les apprentis \u00e9taient souvent fils de sabotier. Traditionnellement le p\u00e8re transmettait son m\u00e9tier \u00e0 ses enfants. L&rsquo;apprentissage se faisait toujours en famille. Il fallait bien cinq ann\u00e9es pour savoir faire de bons sabots. Le m\u00e9tier se transmettait ainsi, de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, \u00e0 tous les enfants, filles et gar\u00e7ons, d&rsquo;o\u00f9 de v\u00e9ritables \u00ab\u00a0dynasties de sabotiers\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sabot conna\u00eetra une p\u00e9riode faste jusqu&rsquo;\u00e0 la Grande Guerre. Entre les 2 guerres mondiales, le d\u00e9clin commence \u00e0 s&rsquo;amorcer. En 1950, la g\u00e9n\u00e9ralisation de l&rsquo;usage du tracteur pour lequel les bottes sont plus pratiques que les sabots, donnera le coup de gr\u00e2ce aux sabotiers.<\/p>\n\n\n\n<p>Nos anc\u00eatres sabotiers :<br><br>Isaac LEGRAND (1636-1687) sabotier \u00e0 Monthou-sur-Cher et Pontlevoy.<br><br>Anthoine FOU\u00c9E (1645-1725) sabotier \u00e0 Monthou-sur-Bi\u00e8vre et Pontlevoy<br><br>Michel LACLAUTRE (ou LACLOS) (1697-1747) sabotier \u00e0 Fresnes<br><br>Fran\u00e7ois BONNEAU (+&lt;1714) sabotier \u00e0 St Aignan<br><br>Antoine SIMON (+1734) sabotier \u00e0 Epeign\u00e9, 37<br><br>Jacques TRILLAUD sabotier creusois \u00e0 Nouziers (1808-1881)<br><br>Lign\u00e9e des SEIGNEUR sabotiers \u00e0 Nouan-sur-Loire : <a href=\"http:\/\/genealogie.masologne.org\/indilist.php?alpha=S&amp;surname_sublist=yes&amp;surname=SEIGNEUR\" data-type=\"link\" data-id=\"http:\/\/genealogie.masologne.org\/indilist.php?alpha=S&amp;surname_sublist=yes&amp;surname=SEIGNEUR\">Liste des individus SEIGNEUR<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Saint patron : saint Ren\u00e9 d&rsquo;Angers De nos anc\u00eatres les Gaulois, il nous reste la peur que le ciel ne nous tombe sur la t\u00eate, et, dit-on, l&rsquo;invention du tonneau et du sabot. 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